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Lieu historique national du Canada de l'Île-Beausoleil

Georgian Bay Islands National Park of Canada, Ontario, Canada

Reconnu formellement en: 2011/07/19

Northern part of Beausoleil island; Parks Canada / Parcs Canada
Canadian shield bedrock and coniferous vegetation
Rocky Swamp, Beausoleil Island; Parks Canada / Parcs Canada
Rocky Swamp, Beausoleil Island
Carte de l'île; Parks Canada / Parcs Canada, 2009
Carte de l'île

Autre nom(s)

Beausoleil Island
Lieu historique national du Canada de l'Île-Beausoleil
Île Beausoleil
Pamedenagog, Baamidoonegog, Epenmindaagoog
Pamedenagog, Baamidoonegog, Epenmindaagoog

Liens et documents

Date(s) de construction

Inscrit au répertoire canadien: 2014/01/16

Énoncé d'importance

Description du lieu patrimonial

Le lieu historique national du Canada de l’Île-Beausoleil est formé de la plus grande île du parc national du Canada des Îles-de-la-Baie-Georgienne, situé dans le bras Severn, dans le sud de l’Ontario. Les découvertes archéologiques témoignent de la présence d’activités humaines et de colonies sur l’île, et ce, du Paléoindien supérieur jusqu’à aujourd’hui. Les Anishinaabeg ont utilisé l’île comme halte traditionnelle, campement saisonnier, puis comme réserve au milieu du XIXe siècle; les caractéristiques du paysage culturel de l’île sont au cœur des récits traditionnels anishinaabes et sont représentatifs de la période de création des réserves et de la période postérieure à leur création. L’île a été nommée en l’honneur de Louis Beausoleil, un colon métis dont le homestead, construit en 1819, s’élevait à l’extrémité sud de l’île. Le paysage se compose du Bouclier canadien et de marécages. La reconnaissance officielle vise la totalité de l’île, délimitée par la laisse de crue de la baie Georgienne.

Valeur patrimoniale

L’île Beausoleil a été désignée lieu historique national du Canada en 2009 pour les raisons suivantes:

- elle est représentative du paysage culturel des Anishinaabeg de la région sud de la baie Géorgienne; elle témoigne du rôle de la terre en tant que lieu de mémoire, illustre les relations des Anishinaabeg avec la terre et rappelle leur présence dans le sud de l’Ontario ainsi que leur déplacement ultérieur;
- elle est le cadre des récits oraux sur la création et la signification de l’île; bon nombre des traditions associées à l’île se rapportent aux femmes, comme leur utilisation de l’île pour la cueillette de petits fruits et d’autres plantes ainsi que pour la tenue de cérémonies traditionnelles, comme les rituels soulignant le passage de fille à femme;
- le paysage de l’île a été maintes fois modifié au fil de sa longue histoire, comme en témoignent les vestiges des anciens campements et sa brève utilisation en tant que réserve au milieu du XIXe siècle, une époque où les Anishinaabeg ont eu du mal à trouver un nouveau mode de vie compatible avec leurs traditions et à s’adapter au nombre croissant d’établissements euro-canadiens dans la région.

En tant que paysage culturel, l’île Beausoleil évoque certains aspects de l’évolution de la relation que les Anishinaabeg de la région sud de la baie Georgienne ont entretenue au cours des siècles avec leurs territoires ancestraux. En tant que lieu où sont ancrées de nombreuses traditions orales des Anishinaabeg, l’île sert de lien physique avec les ressources, rites et cérémonies qui reflètent leur mode de vie traditionnel et qui perpétuent leur mémoire et culture collectives.

D’une superficie de 1 089 hectares, l’île Beausoleil, que les Anishinaabeg décrivent comme un « endroit rocheux flottant à l’embouchure d’une rivière », est habitée par l’homme de façon irrégulière depuis le Paléoindien supérieur (vers 10 400 à 9 500 avant le présent). Représentative de la présence anishinaabe dans le sud de l’Ontario, elle compte parmi les premiers endroits occupés par l’homme dans la province. L’île est bien connue des peuples autochtones, qui s’y réfugiaient en cas de mauvais temps et l’utilisaient comme halte. À l’époque de la création des réserves (1838-1856), elle soutenait deux villages. Le chef John Assance y a conduit son peuple après avoir cédé leurs terres à Coldwater. La bande du chef Assance s’établit alors sur le côté sous le vent de l’île, à Cedar Spring. En 1844, on y trouve 14 maisons, une étable, une centaine d’acres cultivées et un cimetière. Assance fait construire une petite église catholique romaine, puis une école en 1847. Le camp Kitchewa du YMCA, deuxième village datant de la période de la création des réserves, situé au nord de l’île comprend au moins 15 habitations et peut-être une église. Le sol peu fertile et la population relativement grande rendent infructueuses les tentatives pour coloniser l’île à long terme et y exercer l’agriculture à l’européenne. Dès 1844, certaines personnes décident de s’installer sur l’île Christian située à proximité. En 1852, la plupart des membres de la bande du chef Assance les y ont suivis. Les Anishinaabeg qui demeurent sur l’île Beausoleil y établissent des homesteads, principalement dans le sud-est de l’île et pratiquent un mode de vie traditionnel fondé sur la pêche, la chasse et la cueillette.

Source: Commission des lieux et monuments historiques du Canada, procès-verbal, juillet 2009

Éléments caractéristiques

Les principaux éléments qui donnent au lieu sa valeur patrimoniale sont les suivants :

Son emplacement dans le bras sud-est de la baie Georgienne, dans le sud de l’Ontario;

L’aspect visuel et la composition du paysage encore intact des 1 089 hectares de l’île, qui évoquent la période de création des réserves, notamment le paysage de l’extrémité sud-est de l’île où l’on peut encore distinguer des champs agricoles et des dépressions marquant l’emplacement de bâtiments;

Les vestiges in situ des établissements anishinaabe du XIXe siècle, y compris les dépressions marquant l’emplacement des bâtiments et l’intégrité des vestiges archéologiques qui ont été mis au jour ou qui ne l’ont pas encore été, à leur emplacement et dans leur état d’origine;

La conservation du savoir associé aux artefacts relatifs au lieu, notamment ceux qui datent du Paléo-indien supérieur (vers10 400 à 9 500 avant le présent) et du Sylvicole supérieur, ainsi que les nombreux artefacts du XIXe siècle, dont les pipes en argile datant de la période de création des réserves, le jeton de banque de 1833 et la bouilloire en métal;

L'intégrité des lieux de sépulture intacts et non identifiés et la préservation de l’intégrité du cimetière du Chêne;

Les points de vue non obstrués sur l’île et depuis celle-ci.

Reconnaissance

Juridiction

Fédéral

Autorité de reconnaissance

Gouvernement du Canada

Loi habilitante

Loi sur les lieux historiques nationaux

Type de reconnaissance

Lieu historique national du Canada

Date de reconnaissance

2011/07/19

Données sur l'histoire

Date(s) importantes

s/o

Thème - catégorie et type

Un territoire à peupler
Les établissements
Un territoire à peupler
Les premiers habitants du Canada

Catégorie de fonction / Type de fonction

Actuelle

Environnement
Élément naturel

Historique

Communauté
Établissement
Transport terrestre
Sentier historique ou voie de passage

Architecte / Concepteur

s/o

Constructeur

s/o

Informations supplémentaires

Emplacement de la documentation

Direction générale des lieux historiques nationaux, Centre de documentation, 5ième étage, salle 89, 25, rue Eddy, Gatineau, Québec

Réfère à une collection

Identificateur féd./prov./terr.

13111

Statut

Édité

Inscriptions associées

s/o

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